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A-t-on le droit d’être antisémite ?

Publié : 28 août 2026
par Yves
Question à ce point incongrue que sa simple évocation peut vous conduire devant les tribunaux qui pourraient bien vous sanctionner lourdement et sans appel. Malgré les risques encourus, elle mérite d’être posée.

Si je devais user de ma liberté d’expression pleine et entière, de la manière dont je l’entends, sans entrave, sans auto-censure, conforme à mes convictions les plus intimes et sincères, je serais condamné peu de temps après l'avoir fait.

Pourtant jamais je n’appellerais à la commission d’actes délictueux et de violences à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de ses origines, de sa race ou de sa religion.

Aujourd’hui, en France, Patrie des Droits de l’Homme comme on dit, il est interdit d’aborder certains sujets, certains thèmes, dans l’approche qui est la mienne sans courir le risque d’une implacable répression judiciaire qui s’accompagnerait d’une mise à mort économique et sociale.

Pour les « comme moi », à la peine promise s’ajouterait tout un tas de désagréments et tracas qui me feraient regretter amèrement la diffusion de mes analyses et points de vue. Pour s'y être aventuré, j’en connais qui ont été harcelés par le fisc, et forcément « redressés » puisqu’en la matière personne n’est à l’abri d’un faux-pas déclaratif inopiné ou pas. D’autres encore ont été agressés physiquement par de vrais commandos armés pour avoir exprimé par écrit ou oral leurs vues. Ces persécutions répétées (le nom n’est pas trop fort) ont contraint les plus exposés à l’exil. Parfois à des milliers de kilomètres de leur terre natale, dans des contrées accueillantes n’appliquant pas l’extradition judiciaire.

Oui, il y a des Français qui ont trouvé refuge à l’étranger pour échapper aux persécutions judiciaires, fiscales, médiatiques et aux menaces physiques que leur attiraient leurs opinions. On comptera parmi ces dissidents des révisionnistes qui osent contester, nier parfois, des faits que l’Histoire officielle et plus encore la Justice interdisent de « revisiter ».

Nous ne nous attarderons pas sur cet aspect qui ne constitue aucunement la substance de cet exposé. Celles et ceux qui souhaitent l’approfondir lanceront une requête Google autour des mots « Loi Gayssot », « Faurisson », « Vincent Reynouard », « Hervé Ryssen »… qui les renverra vers une multitude l’articles diffusés dans la « grande presse » (Le Monde, Le Point, Radio France, Libération…). La thématique est donc sérieuse, absolument pas marginale. Quant à celles et ceux qui voudraient connaître l’avis des incriminés, des poursuivis, des condamnés, quelques vidéos hébergées sur les plateformes alternatives comme Odysee les éclaireront. Ne cherchez pas ces sources sur YouTube ou Facebook, les dissidents auxquels nous faisons ici allusion en sont généralement bannis.

Il suffit aussi de s’intéresser aux parcours de « personnalités controversées » (comme les qualifient les médias mainstream, de grand chemin), telles qu’Alain Soral et Dieudonné M’Bala M’Bala, pour convenir que la répression judiciaire est implacable. Ces deux-là doivent cumuler plus de 150 procès, dont des dizaines de condamnations définitives à des centaines de milliers d’euros d’amendes et à des peines de prison ferme. Ils sont généralement poursuivis pour « incitation à la haine » non suivie d’effets (ou de faits délictueux). À notre connaissance, personne n’a été agressée verbalement ou physiquement au nom de ces affreux « incitateurs à la haine » que sont messieurs Soral et Dieudonné.

Là encore, nous ne nous aventurerons pas plus avant sur cette question qui, comme le révisionnisme, ne constitue pas la substance de cet exposé. Nous laisserons le soin aux personnes intéressées de mener leurs investigations en tapant sur Google : « incitation à la haine », « Soral » et « Dieudonné ». Les liens proposés par le moteur de recherches confirment que cette thématique est évoquée en long, en large et en travers depuis 20 ans par tous les grands médias (L’Express, Le Figaro, Libé, Médiapart, Le Nouvel Obs…).

Sur cette thématique, nous n’évoluons pas dans le registre de l’anecdote ou du fait divers. Nous sommes au contraire au cœur de la matrice, sous les projecteurs des médias du sytème (ou « médias aux ordres »). Ici aussi, pour entendre le son de cloche des incriminés, il faudra le chercher sur les plateformes alternatives. Les vidéos où s’expriment Soral et Dieudonné sont le plus souvent censurées sur YouTube même s’il est toujours possible d’en trouver sur cette plateforme. L’élection de Donald Trump et le rachat de Twitter par Elon Musk ont incontestablement libéré la parole, en vertu du premier amendement de la Constitution des USA qui garantit la liberté d’expression si souvent bafouée depuis 2020 : « Il interdit au Congrès des États-Unis d’Amérique d’adopter des lois limitant la liberté de religion et d’expression, la liberté de la presse ou le droit à s’assembler pacifiquement ».

Sans s’appesantir sur leurs parcours, ces individus ciblés par les pouvoirs publics, par des bataillons d’avocats et d’organisations, confirment si nécessaire qu’une frange dissidente d’intellectuels, de chercheurs, d’artistes et de citoyens lambdas ont parfois trouvé refuge à l’étranger. En Suisse, en Roumanie, parfois même au Japon et en Russie pour les plus « irréductibles », donc les plus poursuivis et condamnés à de lourdes peines de prison.

Nous ne parlons pas ici de terroristes, de criminels ou d’escrocs de haut vol. Nous parlons bien d’individus réprimés pour avoir partagé leurs opinions dans des articles, des livres ou en les exprimant dans des vidéos diffusées sur le Web et parfois même dans des sketchs humoristiques. L’offense à l’ordre établi ne s’aventure guère au-delà de mots qui, dans la quasi-totalité des pays du globe, notamment dans de grandes puissances occidentales comme les USA et la Grande-Bretagne, passeraient sous les radars et ne donneraient pas lieu à poursuites et moins encore à condamnations.

Dans une très large majorité des pays du monde, Soral, Dieudonné, Ryssen, Reynouard, Le Lay… et tant d’autres ne seraient pas poursuivis pour leurs déclarations ou leurs écrits. Ou s’ils l’étaient, ils écoperaient de peines symboliques. En fait, ces essayistes, écrivains, humoristes… lourdement condamnés par les tribunaux français pour ce qu’ils pensent ne le seraient pas dans 98 ou 99% des pays de la planète tout simplement.

On me rétorquera que « la France est à l’avant-garde de la lutte contre l’incitation à la haine et à la négation ou à l’apologie de crimes contre l’Humanité. Nous sommes une des démocraties les plus avancées. Il est donc approprié de poursuivre, de réprimer et condamner sévèrement les ennemis de la démocratie ». Ah bon ?

Moi, je pense exactement le contraire. Pour y souscrire, il faudrait qu’on me démontre que la France est un parangon de vertu sur les sujets qui nous intéressent ici. On en est loin. À des années-lumière !

Le conflit en Palestine en est la plus détestable illustration. En matière d’incitation à la haine, à la destruction de populations, à la commission de crimes de guerre, de crimes contre l’Humanité, rien ne nous a été épargné depuis trois ans. L’attaque menée par le Hamas en février 2023 contre des centaines d’Israéliens a suscité en France des appels à la vengeance d’une virulence jamais entendue sur les réseaux sociaux, à la radio et devant les caméras. Des Français ont tenu des propos haineux, revanchards, indéfendables.

Alors que les plus hautes instances (ONU, Cour pénale et Cour de Justice internationales) pourraient officiellement qualifier les atrocités commises par l’armée israélienne de « génocide » et/ou « d’épuration ethnique », d’autres accordent à haute voix « leur soutien inconditionnel à Israël » et encouragent à punir tous les Gazaouis, quels que soient leur condition et leur âge. On a assisté pendant des mois au massacre d’enfants de moins de 10 ans que personne n’aurait pu imaginer possibles au XXIe siècle. Des massacres auxquels plusieurs puissances occidentales (USA, Grande-Bretagne, Allemagne, France…) ont apporté leur concours, voire leur soutien explicite, par des livraisons d’armes ou par leurs silences complices, quand d’autres, on pense notamment à l’Espagne et à l’Irlande, condamnèrent fermement ces exactions.

Qu’on les qualifie ou non de « génocide », « d’épuration ethnique », de « crimes de guerre », de « crimes contre l’Humanité », le bilan est le même. Des dizaines de milliers d’innocents sont morts dans des conditions épouvantables. Ils en meurent toujours !

Revenons à nos « personnalités controversées » lourdement condamnées pour avoir exprimé leur point de vue sur des sujets aujourd’hui tabous, dont il est interdit de débattre en France. Il s’est murmuré qu’un projet de loi pourrait être déposé criminalisant la simple critique d’Israël et de ses agissements (projet de loi Yadan, du nom d'une députée française). Les contester serait alors assimilé à l’antisémitisme. La répression des contestataires et contestations légitimes deviendrait ainsi totalement délirante. Elle constituerait une atteinte inqualifiable à la liberté d’opinion et d’expression. Nous en sommes proches.

Moi-même, n’ayant ni le charisme, ni le talent, ni la visibilité et l’audience des dissidents contestataires reconnus, je pourrais être traduit devant les tribunaux. Mon seul bon sens gaulois suffirait à m’attirer les pires ennuis.

Mais quel est-il ce « bon sens gaulois » dont il est préférable de ne plus se prévaloir ?

Je vais tenter de l’expliciter en prenant mes précautions pour m’éviter quelques soucis avec la Justice.

Déjà, je considère que l’opinion publique, donc moi-même, est victime d’un déluge de feu ininterrompu de thématiques sur lesquelles notre « capacité à agir » est insignifiante, pour ne pas dire inexistante. Pour autant, elles s’immiscent dans notre quotidien à chaque fois que nous ouvrons un journal ou allumons la télévision, la radio ou notre ordinateur.

Nos ancêtres ont bataillé pendant des siècles pour nous affranchir de l’emprise d’un catholicisme envahissant, omniprésent, qui régissait nos vies de la naissance au décès, et rythmait les principales étapes de notre parcours. Nous, Français « de souche » de plus de 60 ans, avons pour nombre d’entre nous, suivi les cours de catéchisme, reçu les saints sacrements (communion, communion solennelle, confirmation). Nous nous sommes souvent mariés devant monsieur le curé. Nous avons communié aux messes hebdomadaires, confessé nos supposés travers et manquements aux prêtres chargés de notre absolution. (Il m’arrivait de m’en affubler d’imaginaires pour avoir « quelque chose à dire » à mon confesseur). Nous sacrifions aux fêtes religieuses qui rythmaient l’année, et au carême que nous respections alors…

Toute notre vie était encadrée par des préceptes religieux hérités de l’Histoire de France et de sa spiritualité séculaire. Nous nous sommes donc émancipés de cette emprise intellectuelle et psychologique d’autant plus invasive qu’elle était alors acceptée, respectée, désirée même parfois, souvent, par une majorité écrasante de la population. Si la Révolution a quelque peu desserré l’étau, « allégé le fardeau religieux », il resta lourd à porter pour une large part des populations rurales qui, au XVIIIe et XIXe siècles, peuplaient encore notre pays.

Eh bien, depuis le dernier tiers du XXe siècle, nous sommes rattrapés et confrontés au retour en force « du religieux ». Pas à la résurgence d’un catholicisme contraignant ou d’une chapelle du christianisme radicalisé, mais à l’implémentation de croyances ne relevant pas du creuset historique et spirituel de notre pays.

Certes, il a connu des influences diverses au fil des siècles mais ses fondements, ses fondamentaux sont, malgré toutes les dénégations, d’une grande stabilité, d’une remarquable homogénéité. Dans les campagnes profondes du centre Bretagne, du Morvan ou du Périgord, la vie des Français n’a guère connu de grands bouleversements entre le XVIe siècle et la Première Guerre mondiale qui fut un séisme, un traumatisme, et l’entame d’un grand basculement vers la « modernité ». Jusque-là, la France éternelle, celle des abbayes, des châteaux, des cathédrales, des églises, des villages et même des grandes villes de province, reposait sur un socle civilisationnel homogène et immuable. Les convulsions révolutionnaires n’eurent que de marginales répercussions dans les provinces reculées qui étaient alors nombreuses.

Depuis peu sur l’échelle de l’Histoire de France, interfèrent dans notre quotidien des thématiques et problématiques inédites importées par des populations elles-mêmes exogènes pour la plupart. On peut en distinguer une particulièrement envahissante : le sémitisme qui, selon la définition courante est « un ensemble de caractères propres aux Sémites, à leurs civilisations, à leurs langues… ». « Sémites étant un mot utilisé pour décrire les peuples du Proche-Orient ancien répertoriés par les rédacteurs de la Bible hébraïque. Le terme est utilisé à l’époque moderne pour désigner des populations descendant supposément de ces peuples antiques, à savoir les Juifs et les Arabes » (Source : Wikipédia).

De l’implantation de ces peuples proche-orientaux en Europe et plus particulièrement en France, découle l’émergence de traditions, cultures et religions qui deviennent prédominantes dans l’actualité et le débat national, au point d’en susciter un rejet que l’on nommera alors « antisémitisme ».

Passé ce cap, les développements deviennent périlleux.

À ce stade de l’exposé, est-on en droit de se poser une question interdite : l’antisémitisme peut-il être tout ou partie justifié ? Une population autochtone qui a lutté pour s’affranchir des contraintes de ses traditions et cultes séculaires est-elle en droit de rejeter ceux que des influences extérieures lui imposent ? L’antisémitisme ne serait-il pas admissible, acceptable, dès lors qu’il s’oppose au développement de croyances et commandements rétrogrades, porté par des sémites, ou se revendiquant tels ? L'antisémitisme est-il une réaction d'autodéfense ?

Il ne peut être contesté que les débats et polémiques que soulèvent l’implémentation de l’islam et du judaïsme dans le creuset national ont pris une place démesurée dans notre quotidien alors que le catholicisme et le protestantisme, religions auxquelles adhéraient par conviction ou tradition 95% des Français jusqu’au milieu du XXe siècle, se diluent, s’effacent… Il ne se passe pas un jour sans que les multiples facettes et déclinaisons du sémitisme soient au centre des discussions les plus âpres. Ce d’autant que les antagonismes entre sémites eux-mêmes sont nombreux et d’apparence irréconciliables.

À mesure que passent les années, les débats portant sur les réseaux d’influence, les pouvoirs profonds et secrets, l’indépendance des médias, le communautarisme tribal et religieux, la financiarisation de l’économie, mais aussi bien sûr la géopolitique, la diplomatie, le droit international, l’Histoire du XXe siècle, avec en points d’orgue les régimes bolchevique et national socialiste… imposent le plus souvent aux débatteurs de se positionner sur une question devenue centrale, souvent incontournable bien qu’elle soit d’une ambigüité piégeuse.

Comme nous l’avons vu plus haut, sur bien des thématiques contemporaines, nous sommes piégés dans un nouveau paradigme imposé par d’autres, un prisme qui oriente notre perception des événements et fixe notre posture. Ainsi sommes-nous contraints de définir notre position sur un échiquier tracé par d’autres, un champs lexical dans lequel beaucoup d’entre nous ne se reconnaissent pas. Pourquoi le devraient-ils ?

Alors que de moins en moins de Français affichent ouvertement leur chrétienté, leur catholicité, leur protestantisme, leur attachement ou au contraire leur détachement aux dogmes religieux qui les fondent, d’autres, essentiellement les Français d’origines sémites avérées ou fantasmées revendiquent haut et fort leur appartenance aux doctrines de l’islam ou du judaïsme.

L’époque est donc à l’effacement progressif mais accéléré du creuset religieux de la France historique. On peut aisément le dater. Depuis le milieu du XXe siècle, les églises se vident de leurs paroissiens et les vocations à la prêtrise déclinent. Au contraire, les autres communautés religieuses, très marginales il y a encore un siècle, affichent leurs ambitions d’implantation et d’implémentation dans la France d’aujourd’hui, et portent haut des revendications identitaires, communautaires et religieuses totalement assumées.

Nous avons donc une population autochtone, encore majoritaire, qui renonce à ce qu’elle fut pendant des siècles, et des populations exogènes qui imposent par leur poids démographique ou leurs réseaux d’influence ce qu’elles sont depuis des siècles, depuis toujours.

Cette lutte d’influence est d’autant plus déséquilibrée, qu’un nombre croissant d’autochtones, jadis chrétiens pratiquants, compensent leur perte d’identité et la dilution des valeurs traditionnelles par de « nouvelles croyances » souvent délirantes et déstabilisantes, telles que le wokisme, la « cancel culture », la transition de genres et le transsexualisme. Plus les autochtones s’égarent, se dispersent, se culpabilisent, s’affrontent et se déchirent, plus les exogènes se communautarisent et s’organisent consciemment ou inconsciemment pour remporter une bataille perdue d’avance par les « historiques ».

Ce phénomène de dilution, de grand effacement, ne touche pas tous les continents qui seraient pris dans le tourbillon de la globalisation des transferts de populations. Il est spécifique à l’Occident chrétien, le monde blanc qui œuvre à sa propre extinction.

Pendant des siècles, les peuples européens se sont affrontés pour défendre leurs frontières et s’opposer aux invasions d’autres peuples européens le plus souvent. Aujourd’hui, ils s’offrent au grand déferlement de populations lointaines qui veulent rester ce qu’elles sont. Ils l’encouragent et interdisent à leurs autochtones de contester cette invasion de moins en moins pacifique. On le mesure chaque jour au travers de faits divers toujours plus violents et barbares… pour un simple regard ou une cigarette.

Plus l’invasion est visible et devient irréversible, moins les envahis ont le droit de s’y opposer, pas même d’évoquer le sujet. Pour les faire taire, pour les marginaliser, ceux qui y ont tout intérêt, usent d’arguments toujours plus malhonnêtes et pervers. Pour exemple, ils assènent que la « sur-représentation » des « étrangers » dans les crimes et délits relève du pur fantasme. À les entendre, il serait totalement faux de tenir pour coupables ces « étrangers » d’une part importante, si ce n’est majoritaire, de la délinquance, des atteintes aux biens et aux personnes… Eh bien c’est exact ! La majorité des actes délinquants et criminels sont le fait de Français ! La part des étrangers dans la population carcérale n’est « que » de 25%. Mais cette donnée statistique est trompeuse. Car parmi les 75% de « Français » qui croupissent dans les établissements pénitentiaires, une large majorité sont descendants des flux migratoires africains et maghrébins de ces 70 dernières années. La part des Français « de souche », dont les familles sont installées depuis plus de 70 ans sur le territoire, est très minoritaire. Mais les commentateurs malhonnêtes se garderont bien de préciser cette réalité ethnique. Et on ne retiendra de cette lecture approximative, biaisée, mensongère, qu’un fait : La délinquance des « étrangers » reste contenue et finalement « acceptable ».

Quand on suit de près l’actualité nationale et internationale - ce qui est mon cas depuis des décennies maintenant - on mesure à quel point le sémitisme, cette filiation réelle ou imaginaire aux peuples antiques proche-orientaux, à savoir pour l’essentiel juifs et arabes, prend une part croissante, envahissante, dans notre actualité quotidienne. Alors que les Occidentaux chrétiens s’en détachent, les peuples sémites restent, eux, très attachés à leurs racines et croyances religieuses qui ont envahi, phagocyté, notre quotidien. Il ne se passe pas un jour sans que les médias de masse n’évoquent, de près ou de loin, des faits en lien avec les origines ethniques, religieuses, sémites dans le cas qui nous intéresse ici, des protagonistes, en France, en Europe et à l’International.

Ces seuls derniers jours, entre le 10 et 20 septembre 2025 (1), les médias ont couvert des dizaines d’événements de l’actualité impliquant directement ou indirectement des sémites : La prochaine reconnaissance de l’état palestinien par la France. La pétition sur l’immigration initiée par Philippe de Villiers (qui, au 20 septembre 2025, était ratifiée par 1,8 millions de signataires). Les conclusions d’une commission d’enquête de l’ONU attestant d’un génocide en cours dans la bande de Gaza. Les déclarations télévisées de Benjamin Netanyahou visant à dédouaner Israël de toute implication dans l’assassinat de l’activiste conservateur états-unien Charlie Kirk. Le soutien financier de l’Ukraine en 2026, à hauteur de 120 milliards d’euros, attendu (exigé ?) par Volodymyr Zelensky (d’origine juive), auquel Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne, a répondu favorablement dans la foulée. Les frappes sur Doha (capitale du Qatar) menées par l’aviation israélienne qui visaient des dirigeants du Hamas. Et bien entendu, les crimes et délits perpétrés en France par des individus, dont beaucoup d’origine arabo-musulmane, listés par le site Fdesouche pour « Français de souche » (qui publie une revue de presse quotidienne des actes les plus violents).

Tous ces faits ont un point commun : le « sémitisme » (réel ou imaginaire) des personnes impliquées ici : Netanyahou et Zelensky, deux personnalités juives qui tiennent une place prépondérante dans les conflits en Palestine, en Iran et en Ukraine. Les conclusions alarmistes d’une commission de l’ONU sur la situation humanitaire à Gaza. L’exigence de l’organisation d’un référendum portant sur l’immigration exprimée par un nombre croissant de Français. (Si les immigrés ne sont pas tous, loin s’en faut, d’origines sémites, la cohabitation entre les valeurs occidentales et les préceptes de l’islam constitue bien le creuset de dissensions et tensions entre populations indigènes et allogènes).

À mesure que passent les mois et les années, notre actualité est constituée de faits ne relevant pas (ou que très superficiellement) de notre environnement civilisationnel propre et de notre historicité. En d’autres termes, nous sommes dépossédés de notre propre actualité. L’histoire s’écrit sans nous, contre nous.

Nos lectrices et lecteurs les plus jeunes doivent comprendre qu’il y a quelques dizaines d’années encore, les faits directement ou indirectement inspirés du sémitisme dans son acceptation la plus large étaient marginaux, secondaires. Il devient aujourd’hui prépondérant bien qu’il ne nous concerne pas ou peu, dans le sens où ses fondements et ses orientations nous échappent. Son influence grandissante s’impose dans notre existence.

Nous l’avons vu plus haut : À mesure que nous nous détachons des pratiques, obligations, principes et préceptes chrétiens, d’autres nous imposent les leurs contre notre gré. Le sémitisme ne peut alors que susciter un antisémitisme que nous qualifierons ici de légitime.

Il est indispensable d’insister sur le sens et la signification précise du préfixe « anti ». Le Larousse indique : « Du grec anti, en face de, contre, entrant dans la composition de nombreux mots pour exprimer l’idée d’opposition, d’hostilité, de défense ».

Nous entendons ici par antisémitisme justifié, une défense contre un sémitisme envahissant tel que nous l’avons identifié dans l’actualité nationale et internationale qui nous affecte.

Dans le cadre fixé ci-dessus, l’antisémitisme ne doit aucunement être compris, perçu ou interprété comme une « haine », une « hostilité », un « rejet viscéral » du sémitisme, mais comme une opinion fondée sur des faits établis et documentés, une opposition ferme mais pacifique, une autodéfense contre l’envahissement sémite de nos environnements intellectuels, culturels, philosophiques, religieux, politiques (aux plans national et international). Il devrait être possible de revendiquer son antisémitisme comme on peut librement exprimer son anticommunisme, son anticapitalisme, son anticonformisme, son antichristianisme qui expriment légitimement « la critique, l’opposition, la méfiance, la défiance » à l’égard du communisme, du capitalisme, du conformisme, du christianisme.

Nous l’avons vu plus haut, le Français historique, caucasien (blanc), de culture helléno-chrétienne, est aujourd’hui victime d’interférences sémites qui ne le concernent en rien et sur lesquelles il n’a qu’une influence marginale, voire inexistante.

La grande majorité des Français « de souche » (ou plus largement des Européens de l’Ouest « de souche ») ne se sentent en rien concernés par les conflits régionaux opposant depuis près de 80 ans Israël à ses voisins (Égypte, Liban, Syrie, Jordanie, Irak, Iran…). Ils se déclarent à 60 ou 80% hostiles aux flux migratoires de populations arabo-musulmanes depuis les années 70 (plus de 50 ans !). Les mêmes (Français « de souche ») contestent depuis des décennies les revendications communautaires et religieuses de populations extérieures au creuset civilisationnel occidental et refusent de prendre position sur des questions théologiques, religieuses, historiques, géographiques qui les dépassent d’autant plus qu’elles relèvent de croyances imaginaires, fondées sur des mythes et élucubrations qui se perdent dans la nuit des temps.

J’ai visionné dernièrement un documentaire réalisé par un journaliste de la BBC, Louis Theroux, intitulé « The Settlers » (Les Colons), qui nous explique sobrement la stratégie de colonisation de la Cisjordanie par des juifs originaires des USA, de Russie ou d’Ukraine… Toutes et tous se sentent investis d’une mission divine qui leur arroge le droit de voler la terre et les habitations de gens installés sur les collines de Judée depuis des générations, depuis des siècles. Les investigations de Louis Theroux sont d’autant plus pertinentes qu’il articule son documentaire autour des témoignages et arguments développés par les colons eux-mêmes, qu’il se garde bien de commenter. Une fois de plus, il suffit de les écouter pour mesurer leur degré de sociopathie et de paranoïa maladives. Par souci d’apaisement et pour ne pas contrarier ses interlocuteurs, en les acculant au mutisme, Louis Theroux se garde d’évoquer les fondements d’un dossier qui empoisonne l’actualité depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Ces juifs ultra-religieux sont bien évidemment incapables de nous démontrer la tangibilité d’une essence supérieure, d’une divinité, d’un dieu qui aurait engendré notre univers, notre Terre, tel que nous le révèle l’Ancien Testament. Dès lors, toutes croyances et dogmes s’y rattachant ne peuvent être acceptés comme vérités absolues. Pour les réfractaires dont je suis, les fondements théologiques du judaïsme ne sont qu’empilements de légendes, de mythes, de délires mystiques qui se perdent dans la nuit des temps, écrits, ré-écrits, interprétés et ré-interprétés, par des générations d’illuminés qui se sont autoproclamés « peuple élu » à la « destinée manifeste ». Un délire collectif hautement contagieux qu’Alain Soral résume en une formule choc qui tient en six mots : « Un mensonge au service d’un vol ».

Les mensonges de l’Ancien testament, du Peuple élu, justifient le vol de terres proche-orientales en Palestine par les colons israéliens. Il est pourtant aujourd’hui admis que nombre de juifs le sont par la conversion de leurs ancêtres européens, berbères ou autres. Ils n’ont de ce fait aucune légitimité à s’accaparer les terres de Palestine. Et ceux qui pourraient démontrer de manière irréfutable que leur enracinement ethnique se trouve en Palestine ne sont pas autorisés à occuper des terres que le droit international ne leur a pas attribué. Pourtant, chaque jour, des Européens et des Eurasiens convertis au judaïsme chassent les populations de Cisjordanie pour la coloniser. Pour l’immense majorité de ces colons, ce « retour aux sources » est un vol, une escroquerie que la communauté internationale tolère et que certains pays encouragent sous l’action des puissants lobbies sionistes comme l’AIPAC aux USA et le CRIF en France.

Aujourd’hui, dénoncer cette spoliation des terres palestiniennes, ces occupations illégales au regard du droit international et de nombreuses résolutions onusiennes, cette colonisation revendiquée et assumée par une majorité d’Israéliens, serait l’expression, condamnable évidemment, d’une haine des juifs.

Nombreux sont les agents d’influence à vouloir criminaliser l’anti-sionisme qui ne serait qu’un antisémitisme déguisé. Autrement dit, il sera bientôt interdit de dénoncer les exactions, expropriations, vols et dégradations, maltraitances, humiliations, meurtres parfois, commis par des colons animés d’une foi que tout un chacun est en droit de contester ou de rejeter sans avoir à s’en justifier. Nous pourrions tout aussi légitimement utiliser le présent tant, en France notamment, il EST quasiment interdit de dénoncer le colonialisme israélien, sauf à accepter d’être accusé d’antisémitisme.

Cette réthorique abjecte relève de l’inversion accusatoire la plus perverse, un stratagème immonde (malheureusement très courant) qui consiste à dédouaner les coupables et à stigmatiser les victimes et leurs soutiens. Nous l’observons en France depuis plus de trois ans maintenant, comme nous l’avons vu plus haut. Cela n’est plus à démontrer.

Quels enseignements pouvons-nous tirer de ces développements ?

L’antisémitisme est une posture acceptable, légitime, dans le cadre que nous avons défini plus haut, dès lors qu’elle s’oppose à l’emprise objective des sémitismes et des sémites sur nos environnements psychiques et intellectuels, sur nos convictions philosophiques, éthiques et religieuses. Nous avons le droit de nous opposer par l’écrit, par le discours, sans restriction, aux prosélytismes sémites, aux influences et pressions néfastes que des sémites tentent d’exercer ou exercent à l’encontre de notre universalisme, dans le respect le plus rigoureux de l’intangibilité des Droits de l’homme.

(1) La première mouture de cet article a été rédigée entre le 10 et le 20 septembre 2025. Lors de sa révision le 2 juin 2026, avant publication, l’actualité française et internationale étaient trustées par les « affaires de mœurs » de messieurs Patrick Bruel et Gérard Darmon, les répercussions de l’affaire Epstein aux USA et à l’international, les frappes et incursions militaires israéliennes en Iran, au Liban, à Gaza et en Cisjordanie, Zelensky qui accueillait Jared Kushner, gendre de Donald Trump, fils de l’ambassadeur des USA en France, lui-même de confession juive.

Re: A-t-on le droit d’être antisémite ?

Publié : 31 août 2026
par Yves
Pour compléter, lire : Pourquoi doit-on récuser l’accusation d’antisémitisme ?

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