Lors d'une conférence de presse, le directeur général de France Travail, Thibaut Guilluy, a dévoilé les orientations de l'opérateur pour l'année à venir. Parmi elles : augmenter le nombre d'accompagnements intensifs, ce malgré la suppression annoncée dans la loi de finances pour 2026 de 515 équivalents temps plein (ETP).
"Le directeur général de France travail, Thibaut Guilluy, a présenté le bilan de l'année 2025 et les perspectives pour 2026 lors d'une conférence de presse, le 30 janvier.
Dans un contexte de tension budgétaire avec la suppression de 515 équivalents temps plein (ETP) au sein de France travail, l'opérateur mise sur l'accompagnement intensif des bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), qui afficherait des résultats probants dans plusieurs départements pilotes.
L'accompagnement intensif est prévu par la loi pour le plein emploi du 18 décembre 2023, avec la mise en place d'un plan d'action personnalisé dans lequel figurent les fameuses 15 heures d'activités hebdomadaires auxquelles les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) sont désormais soumis.
Cette montée en charge s'inscrit dans une stratégie plus large pour 2026 :
- Accélérer la prospection auprès des entreprises (objectif de 500 000 démarches contre 400 000 précédemment).
- Renforcer les contrôles de la recherche d'emploi (plus d'un million prévus, même si la hausse sera freinée).
- Développer d'autres outils comme les préparations opérationnelles à l'emploi (POE, +15 % visés) ou les immersions professionnelles (taux d'accès à l'emploi de 74 % à 12 mois pour les 500 000 réalisées en 2025).
Cependant, ce plan ambitieux intervient dans un cadre contraint : le budget 2026 prévoit la suppression de 515 équivalents temps plein (ETP) chez France Travail (sur environ 54 000 agents au total). Certaines sources syndicales évoquent même un impact plus large (jusqu'à 1 038 postes en comptant les contrats aidés hors plafond), mais le chiffre officiel retenu est de 515 ETP.
Thibaut Guilluy reconnaît que ces coupes auront un « impact » sur les priorités comme les accompagnements intensifs et les contrôles : les objectifs augmenteront, mais « moins vite et moins fort » qu'espéré initialement. Pour compenser, l'opérateur mise sur des gains d'efficience internes (redéploiements, simplification de procédures, recours accru à l'IA pour économiser des postes administratifs) et sur la priorisation des parcours les plus efficaces"
France Travail vise 800 000 parcours intensifs en 2026, malgré les suppressions de postes
Re: France Travail vise 800 000 parcours intensifs en 2026, malgré les suppressions de postes
"Redéploiement" ben voyons, toujours annoncé jamais réalisé, JAMAIS
** Conseillère FT en retraite depuis fin 2022. Je "patrouille" sur ce forum depuis 19 ans **