darksiam a écrit : ↑20 déc. 2025
alors que l'annonce traine sur indeed et consort depuis 6 mois
Vous nous décrivez ici la tournure absurde, ubuesque, que prennent parfois les procédures de recrutement, leur tortuosité.
Je suis content d'en être sorti, d'échapper à cette complexité.
J'en ai fait l'expérience à maintes reprises. Faire un Paris/Nice/Paris (à mes frais bien sûr) pour un rendez-vous que le recruteur avait oublié (il était absent).

Être retenu pour un poste dans une grosse collectivité (un conseil régional) et finalement ne jamais obtenir la moindre nouvelle, la moindre explication. Me déplacer jusqu'à Nancy et me retrouver à "remplir" un test psy dans une pièce non chauffée, en plein hiver, et y être oublié pendant plus d'une heure.

Si, si, je vous jure que c'est vrai ! Ils m'ont carrément oublié !

J'ai fini par me témoigner et me suis barré exaspéré en les traitant de tous les noms.
Et savez-vous sur quoi portait ce test ? Il fallait répondre par écrit à la question : "Si vous étiez une gomme (celle qui sert à effacer) que feriez-vous ? Comment envisageriez-vous la vie ?".
Vous voyez le niveau ?
J'en ai d'autres des histoires de cet acabit.
Quand je pense que mon père a fait toute sa carrière (brillante) pendant les 30 Glorieuses, sans passer le moindre test, sans même rédiger un CV, sans connaître un seul jour de chômage, en changeant 6 à 7 fois de boîte…
Il est passé de pompiste (dans une station service Shell) à 1.000 francs par mois, à directeur commercial d'une boîte réalisant à l'époque 3 milliards de francs de CA, rémunéré 50.000 francs par mois.
Un salaire multiplié par 50 en 40 ans d'activité. Puis retraite à 60 ans. Toujours de ce monde à 95 ans, dont 35 ans avec une retraite de cadre (très) supérieur. Ça calme hein ?
Des parcours comme ça, c'est rare maintenant. Dans les années 50/60/70/80, c'était courant.
Moi, je suis à 960 € de retraite. Forcément, c'est nettement moins glorieux (faut reconnaître que j'ai aussi une grosse part de responsabilité dont je ne me dédouane pas. Mais quand même, les 30 Glorieuses à 5% de croissance par an, c'était vraiment le bon temps).
À + pour de nouveaux témoignages.